J'ai carrément bloqué dessus. L'éternel charme du graphisme 8bit.
On voit ça de plus en plus, des plasticiens qui théorisent en utilisant la forme la plus radicale -tout en restant populaire- possible. Là en l'occurence, on joue pas pour jouer, mais pour se faire raconter une histoire. L'aspect interactif est presque mis de coté.
J'ai jamais réussi à débloquer la fin intemédiaire (C) d'ailleurs. Quelqu'un?
Ca m'a furieusement fait penser à Passage, vu le style et le registre. C'est marrant, cette espèce de recherche poétique à travers le minimalisme de l'esthétique 8-bit, alors que plus rien ne justifie l'existence de gros pixels (certainmement pas Flash, qui fonctionne en vectoriel). C'est vraiment une bouffée d'air frais, ce genre de démarche, la preuve que le jeu vidéo est un peu plus qu'une grosse machine à fric décérébrante...
Je suis tombé dessus par hasard, le titre m'a immédiatement accroché. Bizarrement.
Oui, ça rappelle immédiatement Passage (à cause du côté 8-bit, et cette espèce de solitude ressentie dans les deux concepts), mais dans le côté minimaliste, ce dernier fait davantage.
[i]Majesty of Colors[/i] intègre du texte, et ce texte a un rôle certain dans son impact; alors que Passage fait très, très fort en suggérant tout par l'image.
Toutefois MoC a pour lui un bon goût certain, et, je ne peux pas m'empêcher de le dire, un aspect [i]poétique[/i] assez profond.
(PS : c'est vrai que la prévisualisation, désormais possible avec Chrome, c'est cool)
Au passage, l'auteur vient de sortir son nouveau jeu. Même esthétique, moins d'implication émotionnelle, je le trouve moins inspiré. Ça s'appelle "How to raise a dragon", et je vous le laisse le découvrir.
http://armorgames.com/play/4046/how-to-raise-a-dragon
Spoiler[ça enlève la surprise plutôt]:
Quand mon dragon possède une haleine prodiguant des soins, ils me disent nécromanciens que j'écrase tout le monde pour les ressusciter en zombie, ou que je soigne uniquement les blessés. On peut s'amuser créer des raisons et une pseudo histoire, mais c'est dommage que ce n'est pas repris dans les textes. Ma seule déception avec les graphismes qui me semble inadéquats pour ce genre d'expérience un peu contemplative.
N'ayant pas eu le temps ce matin de réagir au premier jeu, que j'ai pourtant exploré dans la foulée, je me permets d'y revenir avant d'aller tester le second jeu cité par Cortout.
D'abord un nouveau merci, pour ces petites perles que je découvre grâce à vous.
J'aime beaucoup cette "expérience interactive", même si, comme Kalès, je trouve la musique (enfin la bande son) un tantinet intrusive (en même temps, le jeu est sponsorisé par ces gens qui fabriquent du son pour les jeux, donc c'est assez logique).
Malheureusement, malgré de multiples essais, je n'arrive pas à passer le requin. Je vois bien l'hélico qui ne demande qu'à venir en aide, mais je ne l'atteins pas. Pire, j'attire le second requin, et mon pauvre petit nageur meurt à chaque fois dans d'atroces souffrances (que j'imagine sans peine).
Un indice ?
Merci Cortout. Donc j'ai réussi à débloquer la fin A, après la B.... et j'ai l'impression que, du coup, je ne pourrai jamais débloquer les fins précédentes, je me trompe ?
En tout cas, j'ai beau essayé toutes sortes de feintes (genre attendre 15 mn que le premier bonhomme se noie à côté de son bateau à moteur, voire même faire exprès de l'envoyer valdinguer au loin) je suis "obligée" d'aller de l'avant et donc maintenant, de finir le jeu... donc je ne verrai jamais (en tout cas avec ce compte) les fins E, D ou C, exact ?
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